Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)


Visiteur

/ #1960

2013-12-04 20:25

En tant qu'enseignante dans le secondaire, je me sens totalement concernée par cette remise en cause de notre statut : changer les règles du jeu (remise en cause du nombre d'heures devant élèves, suppression de certaines heures pour effectif pléthorique par exemple ) revient à une rupture de contrat de travail. Une telle réforme est donc inacceptable par principe.
Par ailleurs, accepter ces modifications pour les enseignants en CPGE créerait un précédent : toute réforme deviendrait envisageable pour des salariés qui ne se défendent pas ou mal. Je rappelle que nos salaires ne suivent plus le cours de l'inflation depuis 1995 et même qu'ils baissent mécaniquement depuis 2 ans - harmonisation des cotisations avec celles des salariés du privé -.
Enfin, je trouve odieux de faire croire que l'opération permettrait de donner des moyens en ZEP : il s'agit d'opposer différentes catégories d'enseignants, de "diviser pour régner". Le stratagème est d'une grossièreté absolue. Les moyens alloués aux ZEP ne sont pas à prendre sur le salaire des autres enseignants ! Nous ne finançons pas encore les choix politiques de l'Education nationale, que je sache !
Je suis déçue que les syndicats ne soient pas plus virulents, plus offensifs : cette réforme concerne le "corps enseignant" (si "corps" il y a, après ces dislocations successives) et nous devrions tous soutenir nos collègues, tous être en grève.