Soutien à Bruno Tackels

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Bellevillois

#4 Re: Jean-Pierre Vincent

2011-08-06 17:41

#1: -

Jean-Pierre Vincent s'est retiré du Comité pédagogique de l'ERAC il y a quelques années déjà. Et certainement sur la base d'un désaccord de fond avec la direction, et du rôle du Comité pédagogique qui ne lui paraissait pas suffisamment influent sur la vie de cette école.

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#5 Re: Re: Jean-Pierre Vincent

2011-08-06 18:20:50

Pour ma part je trouve la pétition aussi injustifiée, s'il l'est,  que l'acte qu'elle dénonce : elle fait de la récupération politique au moment même où elle accuse Abadi d'un geste  politiquement déterminé. Le texte de la pétition ne juge pas un acte mais fait un procès d'intention, avant même  donc de connaître, s'il se peut, les intentions de "l'accusé" en question. Intentions qu'à raison ou à tort ,peu importe sur le principe, les  pétitionnaires ne manqueront pas de remettre en cause quoi qu'il arrive, on imagine bien. Parce que là où ils dénoncent un système qui broie les individus -en l'occurence Brino Tackels la victime,  ils font exactement la même chose de leur coté avec leur accusé, Didier Abadi.  Seul  le contenu est différent, l'un d'une couleur  rouge, l'autre  bleue. De droite comme de gauche  c'est encore une manifestation de plus de ce petit jeu lassant qu'on voit un peu partout et qui finit par produire l'effet inverse de ce qu'il souhaite :  dégouter de la politique, malheureusement.

La seule chose pour le moment qu'on est en droit de demander c'est effectivement des explications. Et pour information chacun sait de toute facon, qu'il s'agisse de Bruno Tackels ou d'un autre, que Didier Abadi, à tendance très autocrate, n'attend pas de connaître les opinions ou les engagements politiques d'un intervenant ou d'un "employé"pour ne pas renouveller son contrat, s'il y trouve des raisons qui lui semblent valables. Ca ne le justifie pas pour autant, mais dans ce cas c'est plutot à son autocratie "formelle" qu'il faudrait s'attaquer "éthiquement parlant" plutot que d'être  de droite ou libéral, puisqu'au final, à demi mot ,  ou plus exactement à mots couverts, il s'agit bien de ca. C'est encore ce mauvais sens du partage  qui  est à l'oeuvre entre l'éthique et  la politique,  et  il   nuit à l'un comme à l'autre.

S'il ya à mon sens quelque chose à faire c'est alors  d'une part aux élèves de se mobiliser  - s'ils souhaitent voir revenir Bruno Tackels, un retour pour des raisons pédadogiques donc, d'enseignement, s'ils estiment que de ce point de vue son départ est injustifié. D'autre part il s'agirait de modifier  le fonctionnement  et la nature du comité pédagogique, une bonne fois pour toutes, puisque chacun sait là aussi ce qui s'y passe et comment sont partagés les "pouvoirs", et chacun peut ou prou sait bien aussi  qu'il y a eu déjà des tentatives à ce niveau là..D'un côté comme de l'autre, élèves et comité pédagogique,  s'il doit  y avoir une action  commune elle n'a donc de sens qu'à l'intérieur de l'ERAC, ce qui  me permet de dire que  je trouve le texte de la pétition  non seulement "nul et non avenu" mais surtout  très tendancieux.

Je serais  curieux de savoir justement  comment un certain nombre de personnes peuvent adhérer à  cette pétition  en en devenant signataire alors même qu'elles n'ont jamais mis les pieds à l'ERAC, ni en tant qu'élève, ni en tant qu'intervenant, ni dans le comité pédagogique.   Au lieu d'un tribunal - puisqu'il y a  plaignant et   accusé, en lisant la pétition je me suis davantage retrouvé au temps des sorcières que l'on mettaient sur le bûcher par superstition populaire. Politique de la superstition et politique de l'intention se rejoignent dans leur dangeurosité et l'on a pas avancé d'un pas en attendant. Si l'Histoire doit nous être utile, peut être en devrait on retenir à ce niveau  qu'on  n'est pas obligé de couper la tête au Roi pour faire la révolution. Ca serait sinon faire preuve d'un minimum de sens historique, du moins vouloir faire un peu progresser le monde dans le bon sens, l'humanité avec.
A moins que cette politique de l'intention ne soit souterrainement régi par une intention politique,  et par  où l'intention éthique aurait bon dos..  ne voulant pas rentrer dans ce jeu là pour ma part,  dans le procès d'intention,  je me garderais bien d'en juger, mais du moins je me permets de m'en poser la question.


Julien Baudet -Mouroux, ancien élève.