Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)
Contacter l'auteur de la pétition
Re:
Chère (future) collègue, soyez remerciée pour votre soutien et en même temps assurée que nous sommes très au courant des bouleversements que connaît l'enseignement secondaire, car nous en voyons les conséquences dans nos classes au quotidien. Sans gémir sur la décadence des temps, car il ne s'agit pas de cela, nous nous efforçons de nous y adapter et de conduire tous nos étudiants le plus loin possible, et si possible là où vous êtes. Si d'autre part nous nous insurgeons contre ce décret, c'est que nous avons la certitude qu'il représente aussi une offensive contre l'enseignement secondaire, dont nous redoutons les effets pour nos collègues et pour nous-mêmes.
Pétition à faire suivre, tenir bon !
une maman d'un ancien prepa!
Bonjour, ce n'est pas tout à fait exact. Il y a dans le secondaire des collègues ayant une agrégation et une thèse, ce qui représente un niveau comparable à celui des professeurs recrutés en CPGE (et encore, à titre personnel, j'ai été recruté en CPGEjuste après mon agrégation, donc sans avoir fait de thèse).
Re: Re:
Qu'est ce qui justifie la différence? Peut-être, par exemple, les heures faites chaque week-end (nous sommes samedi, il est 18h, je viens de finir de préparer la semaine à venir... Demain, je corrige mon paquet de 37 copies. Chacune d'elles représente 4h de travail (DS) d'un étudiant qui, l'année prochaine, sera en première année à Centrale, aux Mines, dans une CCP, etc. Il y a de quoi lire...
Lorsque j'ai décidé de faire ce métier, j'ai démission de l'école des Ponts pour entrer à l'ENS. Quel serait, à votre avis, mon salaire aujourd'hui si je n'avais pas fait ce choix? Je n'en demande pas autant, mais je refuse d'être méprisé et traité de privilégié.
Re:
Il est vrai que certains sont recrutés sans thèse, mais ils sont de plus en plus rares, et très bien classés à l'agrégation.
Il est aussi vrai que certains collègues sur-diplômés travaillent dans le secondaire, sans aucune reconnaissance de l'administration (pas de priorité pour enseigner au lycée entre autres), et ceux-là sont certainement les plus à plaindre. La plupart attendent/espèrent un poste en CPGE. J'ai fait partie de cette catégorie.
Ceci dit ils ont tout de même une charge de travail moindre que les enseignants en CPGE, et ne sont pas toujours moins bien payés (pour ma part, je n'ai aucune heure supplémentaire, je touche exactement le même salaire que dans le secondaire, et pourtant je travaille bien plus qu'avant!).
Tous sont diplômés de l'ENS Cachan, ils sont tous bons, ils nous soutiennent, nous font avancer (au prix d'heures supplémentaires non payées).
Lorsque eux même étaient en classe préparatoire ils ont du faire des choix: aller dans des écoles pour gagner de l'argent, ou alors pour s'épanouir dans leur discipline, mais eux ont choisi la voix de l'enseignement, le partage du savoir.
N'est ce pas une valeur à défendre ? Le Savoir ?
Dans un monde où la reconnaissance faiblit, où l'on économise là où il ne faut pas, ils veulent maintenant s'attaquer à nos professeurs. Dressons-nous! Si aujourd'hui le maître n'est plus respecté, qu'en sera-t-il de l'élève ? N'acceptons pas ce vol légalisé!
Venant d'un ministre/gouvernement de gauche ce n'est pas très social. Nos gouvernants ont ils oublié à ce point le monde réel ?
plutôt que d'affaiblir un groupe professionnel, il vaut mieux en prendre exemple et soutenir leurs homologues en faisant évoluer leur environnement de travail dans les autres classes dès le CP pour qu'ils atteignent autant de succès dans leurs engagements d'instruction, même de base je veux dire lire, écrire, compter et connaître la société et l'histoire du Pays,
Mise au point
Si l'on veut tout décimer, allons-y, décimons. Que restera-t-il? Un égalitarisme niveleur? Quand tout le monde aura la même paie, même si les diplômes et les concours ne sont pas les mêmes, à quoi bon passer des concours plus exigeants? S'il existe une hiérarchie dans l'administration, dans l'Education nationale comme dans toutes les branches de l'Etat, c'est qu'elle a sa justification! Tout le monde qui envie les profs de prépa peut passer l'agrégation et obtenir un doctorat mais attention, il va falloir bosser, et bosser dur...
Et puis, le problème est plus large : il vise aussi les collègues de lycée, dont on va supprimer l'heure de chaire et la pondération en BTS, ce qui est scandaleux! Comme si l'on avait finalement le même travail avec des secondes et avec des classes à examen! On sait très bien que les copies sont plus nombreuses en première, terminale et BTS, avec examen à la clé. Tout le système actuel se justifie et le mettre à mal, c'est une atteinte très grave à l'enseignement prodigué.
En outre, quand j'étais professeur en ZEP, j'étais certifié et payé 1300 euros net. 100 euros m'étaient versés en plus pour le fait que j'enseignais dans cette zone d'éducation prioritaire. Maintenant, un prof en ZEP certifié touche 1700 euros et 100 euros de prime... Je trouve que c'est déjà une belle amélioration de la situation. Pas suffisante cependant, c'est évident, mais ça n'est pas aux autres professeurs qui enseignent à un niveau plus élevé dans l'échelon scolaire à payer pour les autres. Le ministre rallume les vieilles tensions et ranime les vieilles haines et rancoeurs pour tenter de diviser pour mieux régner. Cela ne fonctionnera pas : je respecte infiniment mes collègues de ZEP qui font un boulot formidable et essentiel, j'ai des amies qui y enseignent et qui ont un dévouement total à leur métier. J'en ai été, je sais ce que c'est.
revolution
C'est aussi une affaire de compétence et de savoir.
Mais les profs de ZEP ne méritent pas moins leur salaire... Juste pas prendre à un méritant pour donner à un autre méritant !
| This discussion has been closed. |
Re:
#1098: -
Cette volonté de s'attaquer aux CPGE n'est pas exclusivement socialiste.
Il me semble bien que le Ministre De Robien a aussi essayé.
Et les défenseurs des classes prépa se trouvent dans tous les horizons politiques.