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A bien des égards, Djerba aurait pu bénéficier d’un statut de gouvernorat il y a dejà plusieurs années. La situation démographique, les caractéristique, le poids économique dopé par une dense activité touristique et le valeureux passé anti colonial des enfants de cette île ont dû suffire en théorie à convaincre les décideurs de la légitimité du changement de statut. Des gouvernorats moins nantis nantis économiquement, moins étendus géographiquement et moins peuplés ont déjà franchi le pas et ont fait leurs preuves. . Pourquoi alors refuse-t-on à l’île de Djerba de s’affirmer à l’échelle nationale entant qu’entité avec ses propres prérogatives administratives?

Est-ce trop demander pour une région qui arrive à dynamiser dans une large mesure l’activité économique du sud-est tunisien que de s’affranchir de cette tutelle administrative qui s’exerce sur elle depuis l’indépendance ?

Si la pusillanimité des dirigeants et représentants régionaux quand il s’agit de défendre le dossier dans les hautes sphères du pouvoir en est pour quelque chose, il n’en demeure pas moins que l’explication la plus convaincante tient de la pure politique. Disons les choses telles qu’elles sont : la caractéristique géographique d’une île pose, d’emblée, un problème de rattachement au reste du territoire de la République. La nature elle-même l’ayant affranchi géographiquement, l’idée est alors d’atténuer cette déconnexion par une forte  dépendance administrative de façon à renforcer l’appartenance de l’île au reste du territoire. On comprend mieux alors pourquoi les autorités se montrent très prudentes de détacher administrativement des régions qui le sont géographiquement. Les fins politiques craignent par-dessus tout que les insulaires ne voient dans cette démarche qu’un préalable à des visées latentes plus compromettantes sur l’intégrité territoriale de la République.

Autre argument qui joue en faveur du maintien du statu quo est le relatif équilibre régional qu’une île comme Djerba contribue à instaurer. Le gouvernorat de tutelle, Médenine, une région quasi désertique sans grandes richesses naturelles et sans une forte activité industrielle s’est vu gagner en  importance par le seul fait d’avoir dans son giron  une île dotée d’un aéroport international, d’une centaine d’hôtels et d’autant d’agences de voyage. Ce souci permanent de compenser les handicaps des régions défavorisées en les annexant ou en leur annexant des régions plus nantis est au centre de la politique sociale du pays basée sur une volonté inébranlable de redistribuer aussi équitablement que possible les richesses de la nation. Que deviendrait Médenine en effet si elle perd de son tutelle cette vache à lait qu’est Djerba ? Pas grande chose à vrai dire si ce n’est l’ombre d’un gouvernorat avec des tribunaux et des instances régionales qui tourneraient à mi-volume. Une situation peu enviable que les responsables locaux cherchent de toute leur force à en éloigner le spectre.

L’état actuel des choses s’explique donc par, d’un côté, des considérations politiques cherchant à renforcer le rattachement des îles au reste du territoire et d’assurer un certain équilibre régional pour apaiser les frustrations sociales et, de l’autre, par des conflits d’intérêt de certaines personnes et organisations qui trouvent leur compte dans la pérennité du statut administratif actuel. Les seuls perdants dans ce jeu d’intérêt sont les habitants locaux. Eux que leur sens patriotique et leur dévouement national ne sont plus à démontrer ne risquent-ils pas en effet, à  force de ne pas voir leur île accéder au statut de gouvernorat, de se sentir comme éternellement une population sous tutelle incapable de s’auto gérer administrativement ?

Conscients de l’importance de l’enjeu et n’accordant que peu d’intérêt  aux calculs des uns et des autres, les Djerbiens ne cherchent en fait qu’une reconnaissance à tant d’années de dévouement envers la patrie aussi bien dans la lutte anti coloniale que dans le  développement économique et social. Les en priver ne fait que renforcer ce sentiment déjà manifeste d’une population de laquelle on se méfie et qu’on doit garder sous les yeux. Essayer des les convaincre de  l’étendue politique et des considérations sociales d’une telle décision pour justifier le statut actuel n’apaisera que temporairement ce besoin d’affirmation. La solution serait-elle alors d’y procéder graduellement en commençant par exemple par la création à Djerba des tribunaux et autres directions régionales, administré par un vice gouverneur rattaché au gouverneur de Médenine, de façon à simplifier les démarches administratives pour les habitants de l’île et leur épargner les peines de déplacement à Médenine ?  Ce serait, on en convient, une étape non coûteuse en risque et en argent et qui sera fortement appréciée par les nombreux bénéficiaires du service public. Si on sait qu’il y a quelques années encore il fallait se déplacer au centre de visite technique des véhicules de Médenine, le seul de la région, pour se procurer le fameux certificat de visite on ne peut que pousser un soupir de soulagement à la seule évocation de cette alternative.

N’oublions pas non plus qu’une telle initiative fera gagner des points au climat des affaires, indicateur très suivi par les organisations internationales dans leur classement  des régions les plus attractives pour les IDE. Il est bien temps en effet que les centaines d’établissements touristiques siégeant à Djerba et les investisseurs potentiels puissent trouver au cœur même de l’île des cellules et des structures représentants les différentes composantes de l’administration centrale. Faire une centaine de kilomètres pour traiter un dossier ne joue certainement pas en faveur de l’attractivité de l’île entant que site à fort potentiel d’investissement.

Cette solution médiane semble être la plus indiquée à l’état où en sont les choses et sa concrétisation exige que l’administration se l’approprie avec conviction. Avec sa démarche graduelle elle aura le mérite de ne pas basculer brutalement le statut quo et elle s’inscrira dans une stratégie de développement régional décentralisé.

J’affirme mon soutien à l’appel adressé au Présdent de la république,  Le Chef du Gouvernement et Le président de L'assemblée  constutiante et je souscris à l’action visant la création du gouvernerat de l’île de Jerba

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Djerba, Juillet 2012
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J’affirme mon soutien à l’appel adressé au Présdent de la république,  Le Chef du Gouvernement et Le président de L'assemblée  constutiante et je souscris à l’action visant la création du gouvernerat de l’île de Jerba
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