Mise en garde : Non à une France guerrière

 

(Sauf si vous êtes pour la guerre,
signez et faites circuler, svp, cette mise en garde qui nous concerne toutes et tous. Merci.)

 

 

 

Non à une France guerrière !

  

 

Comme la démonstration en a été faite en 2011 par Nicolas Sarkozy et l'invraisemblable Bernard-Henri Lévy, la France se présente comme un pays qui peut se lancer dans la guerre, du jour au lendemain, sur décision prise par le seul président de la république, et sans consultation de personne d’autre qu’éventuellement un favori ou une favorite.

Le résultat en est la Libye détruite d'aujourd'hui.

À peine élu, François Hollande s'empressait de tenir un langage tout aussi criminel à la tribune de l'ONU, à destination, cette fois, de la Syrie. C'était le mardi 25 septembre 2012.

Il est assez clair que désormais, derrière tout président de la république (avec les prérogatives impériales que lui donne la Constitution de 1958-1962), c'est l'ensemble de l'appareil militaro-industriel qui s'exprime, et pas le peuple de France.

 

En effet, le chemin de la guerre a été délibérément tracé, pour notre pays, par le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2008 (1) dont la rédaction est due à 36 personnes qui, pour leur quasi-totalité, avaient été désignées... par Nicolas Sarkozy président.

 

Parmi celles qui l'étaient en raison de leur fonction, s'il y avait deux membres du Sénat et deux membres de l'Assemblée nationale, il s'y trouvait l'essentiel de la haute fonction publique civile et militaire très directement rattachée à l'appareil militaro-industriel, dont...

"le secrétaire général de la défense nationale, le directeur général de la police nationale, le directeur général de la gendarmerie nationale, le directeur général des affaires politiques et de sécurité, le directeur général du trésor et de la politique économique, le directeur de la stratégie à la direction générale de la recherche et de l'innovation, le chef d'état-major des armées, le délégué général pour l'armement, le secrétaire général pour l'administration, le directeur général de la sécurité extérieure, le directeur chargé des affaires stratégiques", etc.

 

Le Livre blanc lui-même a défini l'ensemble du champ d'action ouvert devant la France et l'Europe des prochains conflits :

"La zone qui s'étend de la Mauritanie au Pakistan restera cruciale pour l'Europe à l'horizon 2025. Les prévisions démographiques postulent un doublement de la population d'ici 2030, tandis que les perspectives économiques demeurent limitées, les taux de chômage élevés, les systèmes d'éducation peu adaptés, et les régimes politiques contestés." (page 45)

 

Quant aux motivations (et nous voyons bien en quoi la Libye y répondait parfaitement) :

"L'abondance de matières premières stratégiques et de ressources énergétiques appelle une valorisation, d'abord au bénéfice des populations africaines elles-mêmes. Elles constituent une ressource essentielle pour l'Afrique. Par ailleurs, elles peuvent contribuer à favoriser les technologies européennes. Une stratégie européenne organisant un partenariat équilibré avec les pays concernés, pour un équitable accès à ces ressources, doit donc être mise en oeuvre." (page 45)

Par quel bout commencer ? Par la Libye, nous le savons désormais...

Mais en quels termes le Livre blanc de 2008 avait-il traité l'ensemble de la thématique des choix à opérer ?

"Dans un environnement international marqué par de grandes incertitudes et des préavis qui peuvent être très courts, les moyens de la connaissance et de l'anticipation constituent la première ligne de défense d'un pays. Ils doivent offrir au décideur, le plus en amont possible de l'irruption des crises, des éléments d'appréciation de situation (variété et gravité des risques et des menaces, opportunités pour les intérêts français et européens, etc.) qui lui donnent une capacité de choix mieux étayée entre les modes d'action envisageables." (page 133)

 

Au "décideur"... puisque "la décision de recourir aux forces armées dépendra, à chaque fois, de circonstances particulières qu'il appartient à l'autorité politique française d'apprécier en toute souveraineté." (page 74)

 

Souveraineté absolue du président de la république ?... Et jusqu'à l'horreur terminale ?... Mais oui, bien sûr, puisque la bombe elle-même...

D'une part : "La crédibilité de la dissuasion nucléaire reposera sur la possibilité pour le chef de l'État de disposer, de façon indépendante, de moyens adaptés à une grande diversité de situations." (page 169)

D'autre part : "La crédibilité opérationnelle de la dissuasion nucléaire repose sur la permanence des patrouilles de sous-marins et de la capacité d'action aérienne. Le niveau de réactivité de ces capacités s'adapte aux circonstances et aux plans d'engagement décidés par le Président de la République." (page 169)

D'où résulte que "Ces deux composantes offrent au chef de l'État une gamme suffisamment large de modes d'action." (page 169)

Or, comme cela est désormais évident pour chacune et chacun d'entre nous, la dette colossale de la France fait d'elle une arme aux mains de la finance internationale. Elle est devenue un tigre qu'on peut lancer contre qui l'on veut, à condition d'en payer le prix à travers des financements adéquats (Se souvenir... le Qatar en 2011).

L'objectif de cette mise en garde est de rassembler un maximum de personnes autour de l'inquiétude que suscitent les périls imminents que nous fait courir le régime politique dans lequel nous vivons, nous et les êtres qui nous sont chers.

Vous jugerez, par vous-même, si elle mérite d'être largement diffusée avant que de nouvelles échéances extrêmement brutales viennent frapper à notre porte.

À Romans-sur-Isère, le 1er octobre 2014

 

Michel J. Cuny, écrivain                     Françoise Petitdemange, écrivaine

 

 

 (1) Livre blanc 2008 : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/084000341/0000.pdf


Michel J. Cuny - Françoise Petitdemange    Contacter l'auteur de la pétition




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