Pétition unitaire Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles (CPGE)

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Monsieur Trublion

#3121 Propositions pour plus de justice dans le milieu éducafif

2013-12-11 20:39

Désolé, vous êtes trop bons !
(ou propositions aux ayatollahs de la pédagogie)

Les reproches à l’encontre des classes préparatoires aux grandes écoles refleurissent à chaque fois qu’un gredin de la rue de grenelle fait place nette de son prédécesseur.

Les meilleurs engrais des critiques souvent acerbes font pousser les débats sur le coût des étudiants dans ces classes ainsi que sur la reproduction d’une élite au détriment du reste de leurs concitoyens.

Il est vrai que l’admission en classe préparatoire se fait sur la seule considération des dossiers scolaires. Il semble maintenant prouvé, après analyse du fameux test Pisa, que les élèves qui s’en sortent le mieux sont issus des classes sociales les plus avantagées.

Mais faut-il rappeler que ce test sonde les élèves de quinze ans ?
Donc, si les inégalités face à la réussite scolaire sont prouvées pour des élèves de seconde, pourquoi faudrait-il en rendre responsables les classes préparatoires qui recrutent fin de terminale ?

Et que penser du coût des étudiants ? Aujourd’hui, plus de 90% des étudiants admis en CPGE réussissent soit à entrer dans une grande école, soit à rejoindre la faculté au niveau L3. Le coût d’un élève de CPGE est estimé à 50% de plus que pour un étudiant de faculté : 8000 euros annuel pour un étudiant de faculté contre 12000 pour un étudiant de classe préparatoire.

Alors puisqu’il faut comparer, comparons. Sachant que 50% des étudiants échouent les deux premières années d’université, on peut donc dire que ramené à la proportion des élèves atteignant le niveau L3 (bac + 3), un étudiant passant par la fac coûte donc 16000 euros, contre 12000/0.9 = 13350 euros pour un étudiant de CPGE. Qui a dit que le système des classes préparatoires était celui qui coûtait le plus cher ? C’est vrai, si l’on ne veut pas comptabiliser les élèves accédant ou non au niveau L3. Mais est-ce vraiment honnête ?

Alors finalement, peut-être effectivement faudrait-il procéder autrement. Désormais, lors de l’analyse des dossiers pour accès à la CPGE, je pense qu’il faudrait exiger de voir également le bulletin de paye de papa et maman, le lieu de résidence, et une déclaration sur l’honneur qu’ils n’ont pas de compte en banque dans un des nombreux paradis fiscaux (il y a des enfants de socialistes qui ne seront pas pris !)

On choisira donc les enfants des milieux socialement défavorisés, sans référence à leur bulletin scolaire. Je propose même qu’une loi interdise de juger d’une admission sur la base du bulletin scolaire : c’est une discrimination comme une autre. Et puis, nous le savons bien, les notes ne veulent plus rien dire, varient beaucoup d’un professeur à un autre, et créent de graves traumatismes dans notre jeunesse.

Certes, des efforts ont été entrepris pour ne pas décourager nos élèves: le crétin du passé avait moins soixante-huit à l’épreuve de thème latin (dixit Jean-Paul Brighelli dans « La fabrique du Crétin » ), maintenant il a un bon 12/20 avec mention honorable.

Mais bon, au nom de l’égalitarisme, le mieux serait tout de même d’interdire purement et simplement tout système de notation.

Oui, il faut décidément trouver urgemment une autre méthode d’évaluation. Désormais, je propose que l’on regarde uniquement la zone d’habitation et les feuilles de paye pour décider de l’acceptation ou non en CPGE.

De toute façon, les « bons » élèves s’en sortiront toujours, quitte à apprendre seuls puisqu’ils en ont les capacités. Prenons donc dans les filières dites d’excellence les « mauvais » élèves.

Notez bien les guillemets utilisés, car ce langage d’hominidés dépassés ne veut en fait pas dire grand-chose. Je prends un exemple : un élève peut ne pas avoir de bons résultats aux tests de maths mais être excellent dans les (futurs) travaux pratiques d’éducation sexuelle – il faut donc relativiser les différences excessives que l’on peut faire entre la tête et la queue … c’est un fait, c’est déjà interchangeable pour beaucoup, même de politiciens économistes, et portant à gauche de surcroît !

Et puis finalement, si les nantis se sentent lésés, ils pourront toujours déménager en masse dans les zones dites sensibles, cela ne pourra que faire du bien au brassage social.

Oui, faisons cela, pour qu’enfin on puisse parler de justice sociale. Quant aux autres, on renverra leurs dossiers en écrivant : « Vous êtes trop bons, désolé ! »

Réponses

j'aimze ces sites parce que chacun parle sans honte

#3124 Re: Propositions pour plus de justice dans le milieu éducafif

2013-12-11 21:27:40

#3121: Monsieur Trublion - Propositions pour plus de justice dans le milieu éducafif

"un gredin de la rue de grenelle", tiens drôle de formule mais elle a l'avantage de dispenser de lire la suite