Je marche pour la Culture
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Si je ne crois pas à la provocation du Medef qui a mis à mon sens la barre un peu trop haut avec une proposition d'annulation qui ne peut être acceptée sans doute par aucun démocrate de notre système politique, j'ai conscience que cette fois-ci ils ont voulu créer un électro-choc avec une "proposition" très dure pour peut-être obtenir simplement un durcissement de la législation en cours, qui aille dans le sens de leur révendications presques séculaires...
J'espère aussi que ces débats permettront à certains de remettre en cause des pratiques pour le moins contestables et qui ne jouent certainement pas en faveur du maintien du système tel qu'il existe aujourd'hui....
Alors, effectivement, je signe cette pétition pour que l'exeption culturelle française perdure et pour que la culture reste un terrain d'expression, de réflexion, de plaisirs et de ré-enchantement quotidien !
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La vie culturelle telle qu'elle existe en France, louée de partout, et qui est une exception en Europe, ne peut se passer des intermittents qui lui permettent d'exister concrètement pour le public et pour les retombées économiques.
Les intermittents ont besoin des indemnités chômage telles qu'elles existent à l'heure actuelle pour vivre. Si ils en sont privés, ils seront nombreux à se tourner vers d'autres métiers. De nombreuses structures devront fermer, les tissus culturels locaux seront les plus affectés. L'offre diminuera, la plus-value économique aussi.
Le statut d'intermittent n'est pas un statut privilégié. Pour une majorité d'intermittent, il s'agit d'un statut précaire. La solidarité interprofessionnelle que constitue ce système d'indemnisation sert à compenser les variations de salaire, inévitables dans ces métiers instables par nature. Elle permet aussi, notamment pour les artistes, de prendre en compte le travail de préparation très important qu'ils effectuent en amont des productions proprement dites (répétitions, travail artistique de fond, entretien technique, apprentissage de partitions, des rôles, des chorégraphies, souvent également prospection et promotion professionnelle…la liste n'est pas exhaustive), travail énorme qui n 'est pas rémunéré et qui même bien souvent coûte de l'argent.
En somme, l'indemnisation permet de rendre leur existence possible.
Comme tout système, il est perfectible ; comme dans tout système, il existe des abus minoritaires qu'il faut sanctionner.
Mais imagine-t-on supprimer les droits d'autres corps de métiers sous prétexte que des abus existent - et ils sont nombreux ?
Il est hors de question que les intermittents soient les boucs émissaires de la crise, dont ils ne sont pas responsables.
Il est hors de question que la culture serve de variable d'ajustement à la crise.
Benjamin Locher
Nelson MANDELA
que l on paye a rien faire alors des intermittent au final
ne coute pas si cher a la société pour nous divertir
guénola
L'analyse que vous en faites est juste précise; Merci beaucoup.
Et si nous, spectateurs, n’avions plus de spectacle à voir ?
Pour nous spectateurs ce n’est pas pas que le régime de l’intermittence qui est en jeu. C’est aussi la place que notre société donne à l’art et à la culture.
Nous refusons toujours que notre cerveau soit un espace disponible pour la culture "marchande".
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