Les élèves de CPGE soutiennent leurs enseignants.
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Vive la khâgne, diantre!
En ce qui concerne le sujet même de la pétition, et je parle en tant qu'élève de spé, les liens créés avec mes camarades (et professeurs) sont bien trop forts pour être détruits par l'enjeu que représente un concours. J'ai une confiance totale dans mes camarades et je sais que l'entraide est primordiale pour réussir en classe prépa.
Sur ce, vous avez mon soutien.
Re: Les élèves de CPGE soutiennent leurs enseignants
#260: Themistocle - Les élèves de CPGE soutiennent leurs enseignants
Qu'est ce qui a motivé les enseignants à exercer ce métier si ce n'est l'envie de partager le savoir ? Sûrement pas l'argent. Si c'était le cas ils travailleraient dans le privé et gagneraient 2* leur salaire avec le même niveau d'étude. Alors pourquoi leur taper dessus pour avoir fait le choix de leur passion plutôt que celui de l'argent ?
Et personnellement je n'ai jamais vu de prof se balader avec un costar à 10 000 balles m'enfin.
de simples profs de lycée surpayés ?
Défendre la médiocrité et combattre la qualité. Belle politique ...
J'ai moi-même une sensibilité de gauche, et je ne savais pas que la médiocrité faisait partie de ses valeurs. Pour un parti qui avait fait de la défense de l'éducation un des thèmes de sa campagne, je trouve singulièrement choquant qu'on veuille la détruire là où elle réussit trop. Il faut élever le niveau là où il est bas, et non l'abaisser là où il est haut. Surtout que cette filière est peut-être une des dernières dans le système éducatif français où l'ascenseur social fonctionne encore. En tous cas, je n'avais jamais vu autant de mixité sociale qu'en prépa, loin des lycées dont le découpage sectoriel ghettoïse et sépare les plus riches des plus pauvres; et le travail conséquent que nous fournissons nous transforme et a tôt fait d'atténuer les écarts initiaux de niveau, ce en quoi tout le reste du système éducatif semble échouer.
De nombreux clichés, véhiculés par des médias avides de sensationnel et prompt à caricaturer, se sont répandus un peu partout, au point que je fus surpris, en arrivant en hypokhâgne, de ne pas me retrouver dans le camp de concentration soviétique que l'on m'avait promis. Je n'ai jamais été un bourreau de travail, et pourtant j'ai supporté la charge qu'on m'a donné; surtout, je me suis enrichi de manière vertigineuse, tant sur le plan culturel, humain, que réflexif. Et je préfère encore affronter les exigences élevées de mes professeurs que des amphis surchargés, une administration kafkaïenne et l'inaccessibilité des enseignants - d'après ce que m'en ont dit mes amis partis à la fac.
La prépa n'est pas seulement une formation complète qui apprend à réfléchir, à pousser toujours plus loin, plus profond, et plus haut, à viser les sommets, une formation que je ne déconseillerais pas à mon pire ennemi. C'est en plus, loin de l'aspect monstrueux qu'on veut lui prêter, le dernier bastion de l'enseignement supérieur français qui conserve un visage humain.
Il est important de préciser que nombre des profs de prépa viennent des ENS, et que le seul fait de les avoir intégrer pourrais certifier un niveau d'excellence dans leur matière. Seule une élite intellectuelle peut envisager avoir le même parcours, et très peu de professeurs enseignant ailleurs qu'en CPGE peuvent prétendre avoir le même niveau. De même, le simple fait de maîtriser le programme enseigné en prépa comme le maîtrisent nos professeurs atteste de leur mérite.
Le fait d'endommager cet enseignement gratuit, généraliste, et accessible à tous, est inadmissible.
Quand je lis ce type de remarque, c'est drôle, il me vient une idée à l'esprit : syndrome de Phnom Penh.
ne tuons pas un lieu d'engagement
Ne les laissons pas faire !
La réforme en cours étant une attaque directe à notre système de formation, il est de notre devoir de nous engager aux côtés de nos enseignants. Nous ne saurions les laisser se faire spolier de la sorte sans au moins témoigner notre solidarité.
Nous ne pouvons rester les bras croisés tandis que les CPGE, déjà victimes de leur image biaisée, subissent une offense qui pourrait se traduire par leur disparition. C'est un modèle à part entière, fierté d'un système éducatif et d'un pays, qui est en danger aujourd'hui !
Il n'y a pas d'économie à faire dans le savoir ! Ce discours démagogique arguant qu'il s'agit ici d'une redistribution de richesses trop longtemps réservées à une élite prétendue ne doit pas passer !
Reconnaissons notre dette envers nos professeurs, envers la connaissance qu'ils incarnent et qu'ils transmettent, envers les classes prépa !
NOUS, PRÉPARATIONNAIRES DE TOUS BORDS, DESCENDONS ENSEMBLE, DANS LA RUE, AVEC NOS ENSEIGNANTS, UNIS ET SOLIDAIRES, POUR PRÉSERVER L'INTÉGRITÉ DE CETTE INSITUTION !
POUR LA PRÉPA !
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