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#1

2012-04-13 18:39

J'ai beaucoup regretté la position de Jean-Luc Mélenchon sur cette question. Je l'ai trouvée incompréhensible. J'espère que son entourage saura le faire évoluer, car lutter contre le capitalisme sauvage, qui prône la concurrence à tous les niveaux, passe aussi par la reconnaissance des valeurs culturelles, celles qui ne "servent à rien" selon cette même logique capitaliste.

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#2

2012-04-14 15:21

Vive la diversité des langues et cultures régionales sur une planète de Paix - L'Humain d'Abord !

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#3

2012-04-15 03:19

Les langues font parties de la biodiversité culturelle.

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#4

2012-04-15 11:29

Les langues ne s'usent que si l'on ne s'en sert pas. Elles sont le lien de plus entre les humains, contrairement à ce que certains prétendent ! La reconnaissance et l'échange sont infiniment plus constructives que l'uniformité et la force.

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#5

2012-04-15 12:16

dans la plupart des cas leslangues régionales sont le fait d'universitaires. Ces langues orales (ou devenues orales)pourraient utilment être fixées et parlées à nouveaumais partous. A condition de ne pas abandonner le"véhicule "commun.

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#6 Re:

2012-04-15 20:16

#5: -

Il me semble que vous négligez un point décisif, toutes les langues de France ont une caratéristique commune : ce sont des langues qui viennent des usages parlés par le peuple, donc d'abord orales ; certaines ont connu des temps de grande splendeur culturelle (cas de "l'occitan" au Moyen-Age, utilisé par la "haute société" lettrée de toute l'Europe, cas très particulier, qui ne lui confère d'ailleurs aucune prééminence sur les autres). D'autres, les plus nombreuses, ont été l'objet de l'intérêt d'érudits, puis d'universitaires en effet, qui ont dû procéder à une mise en forme classique pour en démontrer le caractère de langues à part entière, c'est-à-dire en fournir les règles d'écriture et de description (grammaire, dictionnaire…) : breton, basque, corse par exemple. Il y a aussi celles qui sont transfrontalières et avec un usage offciel dans le pays voisin : flamand, alsacien-allemand (encore un cas particulier). Les descriptions "savantes" sont indispensables par ailleurs pour en organiser l'enseignement, avec le handicap que représente le sentiment de leurs variations fortes sur le plan géographique, variations beaucoup moins vislbles pour des langues ayant un usage étatique (varations pourtant bien réelles, comme le démontre l'usage des incrustations écrites en cas de témoignages télévisés d'Alsaciens, d'habitants des "cités"…). Le français, langue d'Etat assez tôt dans l'Histoire, avec prééminence de la référence à l'usage dans la capitale politique des milieux les plus fortunés et donc instruits, n'échappe donc pas à ces variations, sauf que son enseignement actuel tend à les masquer ou à les stigmatiser.

La conscience grandissante de la valeur patrimoniale des langues, que montrent les recommandations de l'UNESCO, oblige tous ceux qui ne veulent pas les voir perdre à créer les conditions de leur promotion, en évitant bien entendu les contraintes, ce que permet le multilinguisme.

Les situations linguistiques sont toutes différentes d'un pays à l'autre, et la situation française, avec une seule langue commune, n'est nullement exemplaire, ou même typique : aucun autre pays voisin, par exemple, ne dispose d'une réglementation semblable à la nôtre, et on pourrait le dire d'ailleurs des quelque 193 Etats du monde, alors que nous avons plus de 6000 langues d'après l'UNESCO. Bien entendu, avoir une seule langue officielle offre des avantages, et des inconvénients…

Bien cordialement

Pierre Boutan, universitaire

Marie-Jeanne Verny

#7 http://www.humanite.fr/tribunes/comment-les-langues-du-peuple-ont-ete-rendues-illegitimes-48Re: Re:

2012-04-15 21:10

http://www.humanite.fr/tribunes/comment-les-langues-du-peuple-ont-ete-rendues-illegitimes-483942

Sur cette question des langues du peuple, je vous renvoie à l'article que j'ai signé dans L'Humanité.

Comment les langues du peuple ont été rendues illégitimes

Faire comme si deux langues ne pouvaient pas cohabiter a constitué le fondement de la politique linguistique en France depuis la Révolution. L’Ancien Régime refusant l’accès des classes subalternes à l’instruction au motif que cela créerait des déclassés et mettrait en péril l’ordre social, l’acquisition du français – celui des élites – devint une sorte de bastille à prendre, de sésame pour avoir droit à la parole.

La Révolution de 1789 est une révolution bourgeoise, et les républiques qui l’ont suivie le sont tout autant. Ainsi, c’est la multiplication, dans le Sud-Ouest, au printemps 1790, de révoltes paysannes dont les autorités locales affirment qu’elles n’ont pu les empêcher du fait que les émeutiers ne comprennent pas le français qui amène l’abbé Grégoire, prêtre rallié au tiers état et devenu député de la Convention, à préparer un « Rapport sur la nécessité et les moyens d’anéantir le “patois” et d’universaliser l’usage de la langue française ». Supprimer le « patois », c’est ôter un écran entre les masses et la parole normative des nouveaux maîtres. Non sans naïveté, ceux-ci se disent : quand ils parleront comme nous, ils penseront comme nous et ne bougeront que dans les limites que nous leur fixerons.

Les langues autres que le français n’ont jamais été ressenties comme une menace pour l’unité territoriale de la France. Ce qui est en jeu est fondamentalement d’ordre social. Et ce n’est pas la peur mais un grand mépris qui accompagne l’illégitimation de toute pratique langagière non conforme à celle des dominants.

Les historiens bourgeois ont assez tôt mis au point un discours sur l’histoire nationale qui réintégrait dans une continuité, depuis les temps les plus anciens, l’ensemble des faits qui se sont déroulés sur le territoire de la France, relativisant d’autant l’importance de la rupture révolutionnaire. Cela permet d’ailleurs, encore aujourd’hui, à certains de saluer l’ordonnance de Villers-Cotterêts édictée par François Ier en 1539 comme fondement de la politique républicaine en matière de langue. Ce travail sur l’histoire avait une fonction politique bien précise : il devait servir de base à une réconciliation entre la France d’avant 1789 et celle d’après, sous la direction idéologique d’une bourgeoisie se présentant comme la dépositaire de la totalité de l’héritage historique et culturel français. Il permettait ainsi le ralliement de la plus grande partie des monarchistes puis des catholiques à la République.

Cependant, pour tous ces ralliés tardifs, l’appartenance à la communauté nationale n’est pas fondée sur l’adhésion aux valeurs abstraites de liberté, égalité, fraternité mais sur le culte d’une entité présentée comme éternelle et charnelle. Elle n’est pas fondée sur le choix en conscience d’un projet d’avenir pour la société, mais sur un acte de foi impliquant de la part de quiconque est porteur d’une autre mémoire et d’une autre parole que celle de la nation, qu’elle soit provinciale ou étrangère, le sacrifice de cette mémoire et de cette parole. D’où le culte du français comme langue unique et mystique, et la nécessité du reniement de tout ce qui lui est étranger.

Depuis le XIXe siècle, le mouvement ouvrier, quant à lui, est passé à côté d’une réflexion sur la culture intégrant la dimension de classe de la question linguistique. Pour les militants syndicalistes, socialistes, anarchistes, communistes, d’accord sur ce point à de rares exceptions près, il allait de soi que la seule politique culturelle qu’il convenait de mener au bénéfice des classes populaires était de leur ouvrir l’accès à la culture des élites sans la critiquer, sans se poser la question des valeurs véhiculées. Et sans admettre que les cultures des classes subalternes pouvaient être porteuses de valeurs progressistes. Or, se référer à la République impose de garder à l’esprit ses contradictions. L’école de Jules Ferry donne le savoir au peuple, mais un savoir partiel, sans commune mesure avec celui réservé aux enfants des classes dominantes. La République chante le progrès social, mais elle fait tirer sur les ouvriers en grève. Elle est humaniste, mais elle mène une politique coloniale agressive et nie la culture des peuples dominés.

Le français a été au cours des siècles le véhicule des discours les plus progressistes comme des plus régressifs. Il en va de même pour toutes les autres langues. L’enjeu aujourd’hui est de faire circuler au maximum les éléments de connaissance de la diversité culturelle française, d’abord pour restituer aux cultures qui en sont partie prenante le respect dont elles ont été privées. Ensuite parce que l’éducation à l’acceptation de la diversité, dans les sociétés plurielles du siècle qui commence, doit être une priorité absolue. Les langues de France ont été, à leur façon, le laboratoire où se sont élaborées les convictions simples qui ont mené à la négation des cultures des peuples colonisés. Elles peuvent avoir leur place dans le laboratoire où se fabrique un fonctionnement culturel et idéologique de type nouveau, apte à répondre aux défis des temps qui viennent.

Chronologie

1539. Ordonnance de Villers-Cotterêts : 
pour éviter tout problème d’interprétation 
du latin, les actes officiels seront désormais rédigés en « langage maternel françois ».

1635. Création de l’Académie française nommée par le roi.

1850. Loi Falloux : « Le français sera seul 
en usage dans l’école », article repris 
par Jules Ferry en 1881.

1941. Le régime de Vichy autorise l’enseignement facultatif des « idiomes locaux ».

1951. Après des propositions de loi communistes pour le breton et le catalan, la loi Deixonne autorise l’enseignement des langues régionales à l’école publique.

1992. Apparition dans la Constitution 
du français comme « langue de la République ».

2001. La délégation générale à la langue française s’adjoint à son nom « et aux langues de France ».

2008. Article 75-1 ajouté à la Constitution : « Les langues régionales appartiennent 
au patrimoine de la France. »

2011. Examen de français pour les étrangers demandant leur naturalisation.

 


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#9

2012-04-17 13:02

Tout à fait d'accord :
Vidons la Charte européenne des langues régionales et minoritaires de son sens : il sera plus facile de la signer ensuite. 5au fait, comment on fait pour modifier une charte, par nature définitive, dès lirs qu'elle a été adoptée, soumise à signature.... et signée de la majorité des Etats concernés ?)

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#10

2012-04-17 13:07

Il faut arrêter de faire l'amalgame entre l'Union européenne (27 États-membres) et ses différents traités dont le dernier est le traité de Lisbonne, et le Conseil de l'Europe (47 États-membres), dont le rôle est de défendre "la démocratie, les droits de l'homme et l'État de droit" et dont émane aussi bien la Convention européenne des droits de l'homme que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et beaucoup d'autres textes pour la défense des droits de l'homme. Aussi dire que la Charte n'est pas "un texte sacré intangible" et laisser entendre qu'on pourrait la modifier n'a strictement aucun sens. Elle est ce qu'elle est. On a la possibilité d'y faire son marché. C'est tout. Après, on la ratifie ou on ne la ratifie pas. Ainsi, alors que la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales a été signée en 1950, elle n'a été ratifiée par la France qu'en 1974. Pour autant, la France n'a pas essayé de la modifier avant de la ratifier. Et si pour faire plaisir au Conseil Constitutionnel et aux jacobins il fallait supprimer ce qui bloque la France, c'est à dire cette déclaration du préambule qui affirme que : "le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique constitue un droit imprescriptible, conformément aux principes contenus dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations unies et conformément à l'esprit de la Convention de sauvegarde des Droits de l'homme et des libertés fondamentales du Conseil de l'Europe", et si cela avait été possible (ce qui n'est pas le cas), il vaudrait mieux que la France ne ratifie pas cette convention, car ce serait un véritable retour en arrière. Va-t-on modifier le Pacte des Droits civils et politiques et le pacte des droits économiques, sociaux et culturels pour permettre à la Chine ou à l'Iran de les ratifier.

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#11

2012-04-18 17:14

signez, signez...il faut signer!
Marie-Jeanne Verny

#12 Un article de La Dépêche d'une grande actualité : Naucelle. L'image flatteuse de l'Ostal Joan Bodon

2012-04-18 20:48

Au début du mois d'avril, les élèves occitanistes du collège de Baraqueville et leurs correspondants catalans de Ribes de Freser sont venus visiter l'Ostal Joan-Bodon. Ces jeunes Pyrénéens de l'autre côté de la frontière ont ainsi découvert l'œuvre du grand écrivain [occitan] aveyronnais, dont le «Livre de Catoïe» est traduit depuis peu dans leur langue. L'attention était grande et les élèves catalans soucieux d'en apprendre un peu plus sur cette Occitanie dont ils étudient l'histoire à l'école - un fait qui laisse songeur au regard du mépris institutionnel et intellectuel régnant en France sur la question des cultures dites « régionales La visite, rendue aisée par la proximité des deux langues, a été apprécié à l'unanimité, laissant entrevoir à tous l'intérêt de tisser des liens pluriels entre la Catalogne et les pays d'Oc. Jean Jaurès, lors d'un voyage à Lisbonne en 1911, écrivait : « La langue d'oc est un des rameaux de cet arbre magnifique qui couvre de ses feuilles bruissantes l'Europe du soleil, l'Italie, l'Espagne, le Portugal. Quiconque connaîtrait bien notre languedocien serait en état d'apprendre très vite une de ces langues.» Un siècle après, la voix de cet apôtre de la paix et du multilinguisme demeure plus que jamais d'une incontournable actualité…
http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/17/1332365-naucelle-l-image-flatteuse-de-l-ostal-joan-bodon.html


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#13

2012-04-19 19:59

"Prenons le pouvoir"... pour le peuple, ses langues, ses cultures et sa dignité !
Marie-Jeanne Verny

#14 Sur le blog de rené Merle

2012-04-20 10:18

#13: -

 

Pour avoir depuis des années défendu, associativement, et ardemment, l’espoir de la République démocratique et sociale qui était au cœur des insurgés de décembre 1851, pour avoir popularisé dans « mon » Sud-Est, et au-delà, la responsabilité citoyenne de ces humbles qui, alors que tant se résignaient,  surent se lever pour défendre le présent et ouvrir l’avenir, je ne peux que voter Mélenchon - Front de Gauche ce dimanche venant.

Je n’ai pas fait partie initialement, ce blog en témoigne, des inconditionnels du candidat, tant à cause de certaines de ses positions passées sur l’Europe et de son engagement mitterandien que, la personnalisation inhérente à ce type d’élection aidant, l’affirmation de son autorité charismatique.

Je n’avais pas imaginé que sa candidature puisse ainsi, non pas créer, mais révéler et cristalliser, la persistance chez les anciens, et le relais passé à des plus jeunes, de ce radicalisme (je prends le mot à son sens étymologique, dépourvu de toute tiédeur) communiste (je prends le mot à son sens étymologique, celui de la vie en commun, pour le bien commun, et du respect pour le « commun », c’est-à-dire le peuple).  Radicalisme communisme inscrit depuis des générations dans notre histoire de luttes, et la richesse de ses différents courants (parfois conflictuels !)…

Cette cristallisation, dont le « vote utile » dès le premier tour minimisera sans doute l’importance réelle, se réalise sur des espérances qui n’ont rien de chimérique, appuyées d’un grand courage politique ; dorénavant, le candidat de l’alternance institutionnelle, qui nous débarrassera sans doute du sortant, ne pourra ignorer que tant de citoyennes et citoyens affirment que la République démocratique ne peut pas être celle de la perpétuation des institutions actuelles, que tant de citoyennes et de citoyens affirment que la République sociale à gagner ne se fera que dans la lutte ouverte contre la domination du Capital. Qu'en adviendra-t-il ? Quelles formes prendra le regroupement actuel autour du candidat ? De quelles actions sera-t-il le ferment ? Il y a une vie après l'élection. Chacun comprend qu'elle ne sera pas facile, mais qu'elle peut être passionnante.

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-vote-melenchon-front-de-gauche-103349550.html


Marie-Jeanne Verny

#15 Sur le blog de rené Merle

2012-04-20 10:20

et aussi cet article très pertinent sur la caricaturisation du débat politique

Vendredi 13 avril 2012

On peut lire sur un communiqué publié voici quelques jours par l’Institut d’Études Occitanes : « Les manifestations du 31 mars ont été un véritable succès en rassemblant dans la plus grande partie des territoires de la République française (*) plus de 60 000 manifestants pour la reconnaissance du droit des langues et cultures régionales. (* A Toulouse, Quimper, Bayonne, Perpignan, Ajaccio, Strasbourg, Metz, Lille, Annecy, Poitiers, etc.) » [http://www.ieo-oc.org/Presidentielles-2012-position-des].

On peut déjà se demander ce que signifie pour l’I.E.O « territoires de la République ».

Mais la suite interroge encore plus :

« Les engagements des candidats à la présidence de la République montrent un clivage marqué entre nationaux-jacobins qui campent sur le dogme « d’unicité du peuple français » et démocrates favorables à un véritable statut de droit des langues régionales dans la Constitution, notamment par la ratification de la Charte des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l’Europe, fondée sur les principes universels des droits de l’homme et de la démocratie. »

Ainsi donc la France serait divisée entre Nationaux-Jacobins, par définition non démocrates, et Démocrates : la ligne de démarcation étant le statut des langues régionales. On croit rêver, en ces temps où plus que jamais les Français s’interrogent sur l’avenir politique, économique et social de la Nation, et où le clivage est entre ceux qui veulent que continue la politique actuelle de régression sociale et d’autoritarisme, et ceux qui veulent que soit vraiment mis en application l’article initiale de notre Constitution : « La France est une République laïque, démocratique et sociale ».

À propos de la ratification de la Charte des langues européennes, en dressant la liste des candidats partisans, hostiles, ou indifférents , l’IEO non seulement caricature ou falsifie des positions, notamment celle du Front de Gauche, mais feint d’ignorer que le débat partage les sympathisants de tous les courants politiques. L’IEO ignore résolument le fait que, parmi les manifestants du 31 mars en faveur des langues régionales, se trouvaient bien des partisans de ceux qu’il désigne comme non démocrates, et notamment de nombreux militants du Front de Gauche, partisans d’une modification tant de la Constitution que de la Charte, afin d'en permettre la signature.

Cette position sectaire et pleine de morgue de l’I.E .O est de sa seule responsabilité, je n’en fais pas partie, et je laisse à ses adhérents le soin d’y réfléchir.

Mais ce qui me désole le plus est de voir s’étaler une fois de plus l’inculture historique et la suffisance à propos du mot « Jacobins », auquel l’apposition de l’adjectif « nationaux » éveille, par assonance, des souvenirs de dictature brune. Que les responsables nationaux de l’Institut d’Études étudient donc aussi l’histoire, qu'ils lisent ce qu'écrivait Jaurès (dont ils se gargarisent des positions sur la langue occitane) à propos de ces terribles Jacobins…

Clariond

#16 De la Charte et de la suite des élections

2012-04-20 14:44

La partie du texte du FG sur la Charte est vulnérable sur 2 points :
- elle laisse penser, malgré l'emploi du "si", que ceux qui pensent que la Charte peut introduire des inégalités entre citoyens ont raison, et qu'il serait donc bon de la modifier sur cela. Premièrement, c'est un peu tard pour modifier un texte que tout plein de pays appliquent déjà et d'autre part cette idée de l'inégalité... est un enfumage, et un débat stupide dans lequel il ne faut surtout pas rentrer. L'application de la Charte ne changera rien à la problématique de l'inégalité ou de l'égalité, qui se juge sur d'autres niveaux (c'est-à-dire dans le monde réel, pas dans celui des grandes idées) que sur la question de la reconnaissance ou non des langues.
- second point : le motif véritable de l'opposition à la Charte est le contrôle international qui est prévu sur l'application de la Charte. Batailler contre ça au nom de la souveraineté nationale est confondre ce contrôle assuré par un collège d'experts et la mainmise de la technostructure bruxelloise sur les domaines économique et social. Cela n'a rien à voir et parler d'"officine" à propos du Conseil de l'Europe est maladroit). C'est ce contrôle de la Charte qui a permis par exemple au Royaume-Uni d'améliorer la façon dont le gouvernement traite la question des langues celtique et scot. C'est la seule façon d'éviter que le gouvernement français, quelle que soit sa couleur, puisse tenir le discours que tiennent, chacun à sa manière, Sarkosy et Mélenchon, c’est à dire que la législation française est déjà la meilleure possible sur la question des langues régionales. S'il n'y a pas cela, la Charte, telle qu'elle a déjà été signée par la France, ne sert à rien.
Deux priorités :
a- la modification de la Constitution est indispensable
b- En soi, la ratification de la Charte ne suffit pas, en dehors de ce que j'ai dit ci-dessus. L'urgence absolue, c'est une loi. Et une loi qui ne prenne pas seulement en compte l'enseignement, mais tout le reste aussi. Le texte de 2005 (en ligne sur le site du réseau : http://languesculturefrance.free.fr/) traitait de tous les problèmes et pas seulement de l'enseignement.
Dimanche soir, la question ne sera pas celle de Mélenchon, mais celle des partis qui représenteront des candidats aux législatives. Mélenchon a là un peu la même fonction que le premier étage des fusées, celles qui permettent de sortir de l'atmosphère, et puis qui retombent dans la mer pendant que la partie essentielle de la fusée continue vers l'espace profond (je ne suis pas mécontent de cette formule poétique). C'est là qu'il faudra voir qui se présente pour le FdeG dans les Régions concernées, c'est là qu'il faudra mener le débat en vue du vote de la réforme de la Constitution et d'un projet à venir, qui devra sortir vite, ou bien le gouvernement oubliera TOUT : c'est dans les premiers mois que tout se joue.

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2012-04-28 11:18



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#18

2012-05-12 00:27

Dégagez toutes les offres publicitaires, millodiou!
MJ Verny

#19 publicitat : impossible de la levar...

2012-05-12 14:35

#18: -

Paure, aimariam plan levar tota la publicitat... mas avèm pas los mejans de nos pagar una peticion sus un sit pagant e linde de tota pub... Ailàs...

Hélas, nous aimerions bien vous dispenser de l'environnement publicitaire, mais nous n'avions ni le temps ni les moyens d'accéder à un site libre de toute publicité...

Amistats, Marie Jeanne Verny

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2012-05-16 05:28


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2012-05-16 05:31


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2012-05-16 05:31


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2012-08-06 11:07


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2012-08-08 04:28


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2012-08-08 04:56