RECONNAISSANCE DU GRADE MASTER POUR LES ASSISTANTS SOCIO-EDUCATIFS
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Les animateurs ne comptent pas pour du beurre. Nous gagnons des cacahuètes, et nous trimons le jour et la nuit pour les enfants de parents qui font bronzettes dans les îles. Nous amusons aussi les enfants des travailleurs sociaux qui nous regardent curieux en se disant que l'animation c'est sympa. Mais l'envers du décor ils ne le connaissent pas.
Je suis éducatrice spécialisée et j'ai beaucoup de respect pour le travail parfois ingrats des animateurs professionnels ou non.
Tous les travailleurs sociaux exercent la plus part de temps dans des conditions de travail exécrables. Une raison pour ne pas se laisser faire. Cette pétition est un moyen de dire ça suffit, mais nous devrons aller plus loin pour exprimer notre indignation.
Une bonne révolution, c'est ce qu'il faudrait
Tant qu'il n'y aura pas en France des grèves continues avec une opposition forte dans tous les services et établissements sociaux, médico-sociaux..., dans les trois fonctions publiques et le secteur privé, les travailleurs sociaux n'aurons que leurs yeux pour pleurer.
Assistants sociaux, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants..., sans les primes, nos salaires sont au niveau du SMIG.
Je suis assistante sociale, voici mon salaire, 1500€ net par mois (primes comprises) pour un travail à temps plein et 12 ans d’anciennetés. Je suis dégoutée!
C'est malheureux de le dire, mais c'est une bien triste réalité. Les travailleurs sociaux n'ont pas la flamme, ils se contentent de ce qu'on leur donne, une misère...
Si nous ne réagissons pas avec plus de détermination, nous sommes foutus. Le travail social est déjà en miette et nous avons notre part de responsabilité dans cette casse du social.
Pourquoi ? parce ce que les travailleurs sociaux sont incapables de dire NON aux pouvoirs politiques aux pouvoirs publiques et aux employeurs.
Si l'une d'entre nous ose s'opposer, nous sommes systématiquement sanctionnées, mise au placard, voire licenciées. C'est la cuture de la terreur, l'éducation de la peur pour une éducation à la soumission vis à vis de l'employeur.
Nous sommes éduquées, formatées donc programmées pout tout accepter même le pire...
Travailler plus pour gagner moins : témoignage
jeudi 7 février 2008, par Politis.fr, Xavier Frison
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Dans le prolongement de notre dossier de cette semaine sur « la vraie fracture sociale », Politis.fr vous propose le témoignage de Gildas Stenfort, 44 ans. Cet habitant de Xonrupt, dans les Vosges, nous raconte l’inexorable érosion de son pouvoir d’achat au fil des années.
« J’ai commencé à travailler à 14 ans, comme apprenti électricien. Mon premier Smic, je m’en rappelle bien, était de 3 000 francs et je m’étais offert une mobylette (une Peugeot 103 pour 2 630 francs, un casque et l’assurance pour un an). Il y a 20 ans, je travaillais 39 heures par semaine, j’avais mes week-end, je partais même en vacances et je vivais bien sans être riche ou aisé, mais bien.
Petit à petit, le travail s‘est raréfié et a été de moins en moins rémunéré. Oh, au début, on ne s’en rends pas vraiment compte et on prend des missions le temps d’un week-end. Puis les week-ends travaillés s’enchaînent pour conserver sa rémunération, puis on travaille à la place de ses vacances et un jour, cela ne suffit plus.
Voilà 10 ans que je ne suis plus parti en vacances, 10 ans que je ne mets plus les pieds chez un boucher, poissonnier, boulanger, 10 ans que les restaurants, sorties ou autres activités je ne sais plus ce que c’est. Pire, je cherche de plus en plus du travail au noir pour être certain de passer le mois prochain.
Ma dernière expérience professionnelle est des plus représentative de l’écart entre le discours du politique et de celui qui le subit. L’éternel opposition entre le spéculatif et l’opératif. Bondissant sur l’appât de monsieur Nicolas Sarkozy, j’ai pris en mai dernier un contrat CDD d’ouvrier dans une scierie. La scierie SAS Jean Mathieu de Xonrupt me proposait alors 9,10 euros de l’heure plus les fameuses heures supplémentaires, à savoir 20 minimum par mois. Soit :
10 heures de travail par jours, 180 heures de travail au mois, 20 heures supplémentaires. Salaires ? 1040 euros net ou 90 % du Smic seulement, et ce en toute légalité, grâce à une certaine loi d’aménagement des 35 heures.
Aménagement pour qui ? Par pour moi qui pensait qu’en travaillant plus je gagnerais plus. Je n’ai gagné qu’un séjour à l’hôpital pour m’être cassé le genou en portant chaque jour 20 à 30 tonnes de bois pour ne payer que mon loyer et l’EDF. Alors, oui, je pense qu’il est déjà possible en France de travailler plus pour gagner moins.
Hier encore je pensais être l’idiot solitaire du village mais, depuis que j’ouvre mes oreilles au monde du travail, je m’aperçois que l’on est des dizaines et des dizaines, peut-être même plus, à vivre la même diminution régulière du pouvoir d’achat. »
Le gouvernement doit reconnaitre nos professions à bac+4, c'est injuste et humiliant d'être niveau bac+2.
Il faut persévérer
Ne faiblissons pas, les travailleurs sociaux assument suffisamment de responsabilités au service de la population. Nous n'avons rien a prouver sur nos compétences car elles sont déjà établies.
Mais c'est aux politiciens de nous remercier pour le travail complexe que nous menons chaque jour par l'accompagnement social des personnes en souffrance...
Nous remercier par des actes en reconnaissant nos compétences et notre expertise au niveau master.
Surchargée dans les écrits et démarches administratives (dossiers d'aide financière, demande de logement, lettres, statistiques, rapports...). Il m'arrive souvent de penser à une reconversion professionnelle.
j'apporte ma modeste signature pour le master dans l'espoir d'un vrai changement vers la reconnaissance.
Travailleurs sociaux il faut viser le TOP du TOP. Signons massivement pour le master.
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Nos formations et nos diplômes en travail social doivent être reconnus au niveau master. Les Kinésithérapeutes exigent du gouvernement le grade master pour leur diplôme dont la formation est organisée sur trois ans en prenant pour référence le processus de Bologne.
Nous subissons encore une régréssion, le niveau bac+3 que le gouvernement impose aux travailleurs sociaux est une honte car cela ne correspond absolument pas au niveau réel des formations sociales.
Il faut que nous réagissions. Le grade licence (bac+3), cela fait 40 ans que nous l'exigeons, mais jusqu'à présent chaque gouvernement nous ont méprisé en rélégant les travailleurs sociaux au niveau bac+2.
Grâce au processus de Bologne tout a changé, nos diplômes sociaux sont évalués au niveau master. Ne laissons pas au gouvernement et à tous ceux qui participent à ce marché de dupe, nous imposer leurs décisions injustes et discriminatoires.
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