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Abandon programmé des grands précaires l’état répond en attaquant des militants du GPS

Les équipes de rues ont travaillé, depuis plus de dix ans, en partenariat avec les structures d’hébergement et tout le réseau médico-social afin de mettre à l’abri les personnes les plus fragilisées de notre société qu’on appelle Grands précaires.

Ces personnes, fragilisées par des années de vie à la rue, se déplacent difficilement et ne quittent pas le centre ville. Elles sont atteintes de sévères pathologies autant physiques que neurologiques, elles peuvent être désorientées dans le temps et l’espace.

Pourtant l’Etat dans un premier temps a asphyxié les centres d’hébergement d’urgence du centre ville avec des restrictions budgétaires, ce qui a eu pour conséquence de pressuriser les travailleurs sociaux (travailler plus avec moins, mais avec le sourire), rognant ainsi sur la qualité de l’accueil, puis ces hébergements ont été tout simplement supprimés du centre ville en les remplaçant par un centre d’hébergement excentré en périphérie de l’agglomération.

Ainsi à Toulouse, la fermeture des accueils d’urgence au centre ville et de la halte de nuit et l’absence de moyens donnés par l’Etat ne permettent pas aux travailleurs sociaux et médicaux sociaux de travailler. Des lors le retour à la rue des personnes Grands Précaires, non seulement rend caduque le travail entrepris par les équipes auprès d’elles et qui avait permis à beaucoup d’entre elles de se stabiliser dans la durée et d’aller vers un mieux être, mais aussi les met en situation de danger.

L’espérance de vie d’une personne Grand Précaire est de 47 ans.

L’association Goutte de vie a recensé 29 décès pour l’année 2010, il semble que ce processus se soit accéléré. L’Equipe Mobile Sociale et de Santé quant à elle, vient de comptabiliser 22 décès de sa file active pour la seule période du 1er avril 2010 au 31 mars 2011.

C’est face à cette situation d’urgence sanitaire qui vient interroger la notion de « non assistance à personne en danger » et le respect du droit à l’hébergement consacré par l’article 73 de la loi du 25 mars 2009 (art L 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des familles) que les travailleurs sociaux et les personnels sanitaires ont décidé, face à une fin de non recevoir de la part des services de l’Etat, de réquisitionner un bâtiment d’Etat (locaux vides de l’AFPA, au 4 rue Goudouli)) afin d’offrir un toit à 25 grands précaires

Après avoir investi la cathédrale Saint Etienne dans un premier temps et s’être fait expulsé quelques heures après, le GPS a préparé la prise d’un nouveau lieu en capacité d’accueillir ces personnes 24h sur 24h et de répondre aux nécessités du quotidien : sécurisation, couchage, sanitaires, cuisine … Ce bâtiment laissé vacant par l'état depuis plus de deux ans est à même de pouvoir devenir un centre d'accueil.

En réponse, l’Etat, via son représentant le préfet de la Haute Garonne, Henry-Michel COMET, a fait assigner au Tribunal administratif de Toulouse, mardi 10 mai 2011, nominativement, cinq personnes identifiées sur le lieu (trois représentant-e-s du GPS, une des Enfants de Don Quichotte et une d’Act Up Sud-ouest) afin de les expulser, ainsi que les grands précaires bénéficiant de l’hébergement.

Dans l’exposé des faits et la discussion présentée par la préfecture, les arguments définissent que « l’occupation illicite génère de sérieuses difficultés tant sur le plan de la sécurité que sur le plan sanitaire » et « la jurisprudence du Conseil d’Etat a admis que l’urgence est avérée dès lors que l’occupation sans titre risque de mettre en danger la sécurité des personnes, ce qui justifie l’expulsion immédiate des occupants ».

Ainsi, pour faire face aux renoncements de ses responsabilités, la Ministre de la solidarité et de la cohésion sociale demande la remise à la rue de grands précaires. Ils trouveront plus de sécurité sur les trottoirs de la ville ainsi que des conditions d’hygiène et sanitaires plus conformes aux valeurs de l’Etat.

Le GPS a besoin de votre soutien pour continuer son action de mise à l’abri des personnes Grands précaires en signant cette pétition.

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informations

2011-05-07 08:39:26Ajoutée le :

il y a un an 

CGT chu Toulouse Par :

Vie citoyenne In:


Destinataire pétition:
escartin

 

tags

cathédrale saint etienne, don quichotte, jamel debbouze, logement, sdf

 

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babillard

16/9/11
nadia
Tout à fait d'accord avec ton message Zaccardi ;  le 115 a été crée depuis 1994, les pouvoirs publics n'ont pas anticipé le manque de logement, la précarité grandissante de la population, le pouvoir d'achat en baisse, la hausse du chômage, les situations d'expulsions suite à divers évènements sociaux (perte d'emploi, divorce, augmentation de population vieillisante, augmentation de la natalité) et il y a autant peu de places d'hébergement d'urgence. L'hébergement d'urgence est venu palier ce manque de places en logements (privé et social), manque de place en maisons de retraite pour les personnes âgées etc.
Bref, l'urgence n'est plus l'urgence tel qu'il était employé dans les années 90, qui était en premier orienté pour un public clochardisé.
Maintenant, les personnes qui appellent le 115 et qui se retrouvent sans hébergement, sont des familles "pauvres", avec un salaire moyen de 1100 euros et qui ne réussissent pas à trouver un garant pour une location d'appartement ou qui ne possèdent pas les 3 mois de saliare demandés souvent par le bailleur.
Le public qui appelle le 115 est trés varié : des demandeurs d'asile qui n'ont pas de place les Centres d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, les familles sans papiers, le public clochardisé, les jeunes majeurs qui ne sont plus pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance, les familles monoparentales, les familles expulsées de leur logement.
Dans ce système, il faudrait quand-même un peu plus réfléchir aux situations qui pourraient peut être résolus avant par exemple, de procéder à une expulsion d'une famille avec des enfants.
Je me dis souvent qu'on marche sur la tête et qu'on réfléchit avec les pieds alors que ça devrait être le contraire.
Les associations peuvent aider, accompagner les usagers, mais en aucun cas, ne doivent remplacer la mission de l'Etat, c'est à dire, garantir des conditions descentes de vie et d'hébergement.
23/5/11
ZACCARDI
Expulsion de ces personnes pour problèmes de dangers et d'insécurités!!!! Et en hiver quand il fait -5°C, cela n'est pas considéré comme un danger et de l'insécurité!!!!!